13 février 2007
ARIELLE DOMBASLE EROTIQUE
PARIS (AFP) - La comédienne et chanteuse Arielle Dombasle a donné, dimanche soir, le premier des 17 shows prévus jusqu'au 18 février au Crazy Horse, le célèbre temple parisien du "nu chic", seule ou accompagnée dans une série de tableaux érotiques.
Son époux le philosophe Bernard-Henri Lévy, l'ancien ministre Dominique Strauss-Kahn, l'écrivain Jorge Semprun, le président d'Europe 1 Jean-Pierre Elkabbach, le directeur du Monde Jean-Marie Colombani, le producteur Thierry Ardisson comptaient parmi les nombreuses personnalités qui assistaient à cette première.
Plusieurs fois topless, Arielle Dombasle chante cinq chansons de son dernier album "C'est si bon", hommage à l'âge d'or de Broadway, qu'elle a dévoilé dans un club de New York cet automne, mais qu'elle n'avait pas encore interprété sur scène en France.
La chorégraphe Molly Molloy met en scène Arielle Dombasle dans d'inédites chorégraphies "sexy et sensuelles".
Selon la tradition, les danseuses du Crazy Horse ont toutes un nom de scène. Malgré son statut de "guest star", Arielle Dombasle, 48 ans, n'échappe à la règle et a été rebaptisée Dolorès Sugar Rose.
Lassive à souhait et multipliant les poses suggestives, la chanteuse et comédienne à la plastique irréprochable, apparaît dans un fin corset de dentelle et de tulle transparente sur le standard "Besame Mucho".
Pour sa reprise de l'air principal du Roi Arthur de Purcell, Arielle Dombasle est topless dans un cercueil stylisé, au côté des danseuses du Crazy.
Elle rend aussi hommage à Marlène Dietrich dans un smocking queue de pie de Thierry Mugler dont elle s'est effeuillée entièrement. Le tube international "C'est magnifique !" est l'occasion du final, enroulée dans un boa et arborant la célèbre perruque au carré du Crazy Horse.
"Je veux aussi démontrer que l'érotisme ne s'arrête pas à l'âge de 14 ans pour vendre des shampooings", avait-elle expliqué à l'AFP pendant les répétitions.
"Je prends cette expérience comme un rôle, comme si j'étais le modèle d'un peintre ou d'un sculpteur. La carrière d'une actrice doit se dérouler dans la liberté et l'électricité", avait aussi souligné Arielle Dombasle.
22 janvier 2007
BOY CULTURE
A VOIR A LIRE - La culture des sentiments par le déni de soi et l’abandon dans le sexe dans un deuxième film fortement narcissique mais sincère.
L’argument : Après 10 ans de carrière, X est tout chamboulé. Ses deux séduisants co-locataires, chacun dans des styles opposés, l’attirent, et surtout, l’un de ses clients âgés vivant tel un ermite le fascine. Le vieil homme refuse de coucher avec X, tant que celui-ci n’en aura pas envie et continue de le payer pour écouter l’histoire de sa vie, réveillant des émotions que X n’avait pas ressenti depuis des années...
Notre avis : Enième variation sur le thème de la difficulté d’aimer et d’être aimé dans le milieu gay, Boy culture se nourrit de fantasmes stéréotypés (les corps masculins généreusement exhibés, l’inévitable plan à trois, la prostitution ou la partie de jambes en l’air sous acide) et de réflexions narcissiques sur l’amour, le sexe, et l’argent propre au cinéma homosexuel (le jeune bogosse immature qui multiplie les plans, le jeune bogosse un peu plus mature qui vend son corps mais se refuse aux plans, et le jeune bogosse qui se refusait aux plans mais qui par la force des choses finit par s’y soumettre). Les propos, très post ado, tournent un peu en rond et privilégient la naïveté romantico-édénique à une vraie prise en charge psychologique des personnages, qui sont dans la fuite constante. En cela, Boy culture réussit à se faire la voix d’une génération perdue dans la vacuité de ses illusions. Avec une sincérité touchante, l’auteur de Eating out met le doigt sur la difficulté de s’ouvrir au monde adulte lorsque l’on ne s’est pas affranchi de ses frustrations sentimentales adolescentes. Au final, la psychologie par son contraire fonctionne pleinement et le format indépendant donne un charme authentiquement cinématographique à cette petite production gay qui contrairement à moult produits vidéo gays mérite amplement une diffusion sur le grand écran.
16 janvier 2007
SEXE ET CONVENANCES
L’affirmation du droit à la jouissance, la libération de la femme, celle du corps en général et des pratiques sexuelles font du sexe un terrain d’exploration et de réflexion permanents pour les artistes contemporains.
A partir de ce postulat, l’exposition «Sexe et Convenances» offre la vision de 16 artistes contemporains. Oscillant entre images suggestives et humour, poésie et fantasmagorie, dérision et pornographie, les œuvres prés
ntées posent la question des genres, de la censure et de la moralité.
Cette exposition tente de voir dans quelle mesure le déplacement des codes produit par l’introduction des images dans le champ réservé des arts permet de faire vaciller la frontière entre la décence et la vulgarité, pour tout ce qui touche à la sexualité humaine.
Les artistes exposés font vaciller l’opposition public/privé en nous dévoilant des images spectaculaires ou intimes. Ils font reculer toujours plus loin nos tabous, en nous permettant de les assumer en tant que tels. Ainsi les stéréotypes sur les rapports entre les sexes, les races, les pratiques sexuelles tombent au profit de la liberté et du respect des différences.
Les œuvres exposées font suite à la grande aventure commencée avec Nobuyoshi Araki, Robert Mapplethorpe ou Nan Goldin qui concourent à faire de la sexualité un sujet d’expression artistique privilégié à une époque où les pratiques sexuelles sont en perpétuel renouvellement.
Les photographies de Thomas Ruff et Tony Ward nous confrontent à des esthétiques extrêmement séduisantes neutralisant la frontalité de la pornographie.
Ronald Dagonnier et Michaël Sellam par leurs installations développeront leur réflexion avec cynisme, pointant les dérives du discours religieux et scientifique. L’œuvre de Michaël Sellam est un diffuseur interactif de phéromones qui se déclenche de manière aléatoire sans distinction de genres.
Loïc Connanski, Natacha Merritt, Laurence Demaison et Liuba altèrent la distinction entre sphère privée et publique. Les artistes Frédéric Lecomte et Torsten Lauschmann travaillent le principe du «détournement»: en un traitement graphique d’images cinématographiques ils recomposent et transforment les images qu’ils s’approprient.
André Jolivet et Irina Rotaru, avec la délicatesse du trait, nous ouvriront les portes d’un univers fantasmagorique. Pascal Bernier, Izima Kaoru et Federico Solmi, quant à eux, illustrent parfaitement les propos de George Bataille : «De l’érotisme, il est possible de dire qu’il est l’approbation de la vie jusque dans la mort».
Les Artistes
Pascal Bernier, Loïc Connanski, Ronald Dagonnier, Laurence Demaison, Rachel Henriot, André Jolivet, Izima Kaoru, Torsten Lauschmann, Frédéric Lecomte, Liuba, Natacha Merritt, Irina Rotaru, Thomas Ruff, Michaël Sellam, Federico Solmi, Tony Ward.
Infos pratiques
> Lieu
Galerie Pascal Vanhoecke
21, rue des Filles du Calvaire. 75003 Paris
M° Filles du Calvaire
> Horaires
du mardi au samedi de 11h à 19h.
> Contact
Tel: +33 (0)1 40 27 09 84
contact@galeriepascalvanhoecke.com
www.galeriepascalvanhoecke.com
08 janvier 2007
AMOUR, CUL ET VIOLENCE
CANOE - Combien de fois dans une journée votre cerveau s’attarde-t-il à penser à l’amour, au cul et à la violence? Je vous vois déjà sourire. Rien de plus normal. Didier Lucien et sa complice Guillermina Kerwin ont imaginé comment le cerveau générait ces idées. Sur scène, ça risque de faire boum!
On peut effectivement s’attendre à une explosion. Primo ils sont fous, secundo ils ne pensent pas à se censurer, tertio un titre comme Amour, cul et violence ne sonne pas comme une litanie endormante. La pièce étant produite par le Nouveau Théâtre Expérimental qui a déjà fait jouer ses acteurs nus comme des vers, une question brûlait mes lèvres de journaliste… Le duo insiste pour dire que les comédiens seront habillés…et par le couturier Philippe Dubuc à part ça.
Mais ils refoulent un fou rire qui en dit long. Ils cachent des petits secrets. Tout au long de l’entretien, ils se rétractent, hésitent, ne veulent visiblement pas trop en dévoiler. Leur approche paraît encore plus délicate et obscure.
Au seuil de l’ACV
Lucien et Kerwin expliquent que l’idée de cette pièce leur est venue autour d’une table lors d’un de ces moments d’exaltation où une idée mûrit comme fleur au soleil. Ils convient donc leur public à l’intérieur de leurs cerveaux, à l’endroit où se manifeste la genèse d’un spectacle. Ils entrent aussi dans le cerveau d’une victime d’un ACV qui, durant son coma, fait le tour de ce qu’a été sa vie, découpée dans les thèmes de l’amour, du cul et de la violence. «Ce sont des sujets qu’on retrouve dans toutes les pièces et nous, on a décidé de les rassembler. Dans le film 21 Grammes, par exemple, on retrouve tout ça. C’est l’histoire qui nous y amène tandis que là, on fait le contraire, les thèmes nous amènent à l’histoire», observe Didier Lucien.
Distribution-choc
Une fois l’idée cernée, ils ont cherché à bien s’entourer d’acteurs probablement tout aussi déjantés qu’eux, «d’expérimenteux» charismatiques qui n’ont pas la réputation de faire dans les demi-tons. «On a choisi des comédiens avec qui il serait facile de travailler, des gens qui seraient game sans qu’on soit obligé de faire des thérapies avec eux…(rires) », note Guillermina Kerwin. Que les trois comédiens masculins de Amour, cul et violence soient d’origine haïtienne n’a aucun lien avec le sujet. «Pour une fois qu’il n’y a pas de rapport », déclare Lucien qui a choisi les comédiens pour leur jeu. Vétérans de la Ligue nationale d’improvisation, Lucien et Kerwin, qui créent dans la spontanéité et dans un heureux mélange de profondeur et de légèreté se sont souvent retrouvés à jouer ensemble, notamment à plusieurs productions du Nouveau Théâtre Expérimental, comme Nicole, en collaboration avec Stéphane Crête.
Massive Attack…le cerveau
Amis et associés dans cette expérience, ils se sont pointés au show de la formation de trip-hop britannique Massive Attack, question de s’inspirer, jambes et bras dans les airs. «On est très américains et on aime lamusique. On a monté ça comme un show de musique, justement », avance le comédien d’origine haïtienne. Le décor monté comme l’intérieur d’un cerveau qui pop, réagissant aux actions inspirées par les thèmes, risque de rendre plus concrète l’ambitieuse aventure cervicale des amis des planches. À travers ce tableau, des défilés de mode et des vapeurs de glamour font de cette pièce une sorte d’ode à l’esthétisme, celui qui dirige téléviseurs, magazines, médias, et qui régit les comportements humains. Ces éléments éblouissent le cerveau, l’excitent, le réveilleront peut-être de son coma?
09 décembre 2006
CHRISTOPHE MOURTHE
En expo temporaire au Musée de l'érotisme, jusqu'en février 2007, Christophe MOURTHE.
"L’art graphique du fétichisme donne lieu à deux interprétations possibles: l'interprétation de surface, assouvir des frustrations et l'interprétation de fond, combler une passion, photographier la femme. Les femmes viennent me voir pour transgresser leurs interdits,par fantasmes, par Amour,par envie de séduire leur public ou leurs proches.Elles ont confiance en moi, en ma façon de les photographier et de percevoir leurs secrets. Alors, je fais de mon mieux pour les servir et je crois qu’elles aiment cela."
LE MUSEE DE L'EROTISME
72 Boulevard de Clichy
75018 PARIS
OUVERT TOUS LES JOURS 7J/7 DE 10.00 A 22.00
05 décembre 2006
EROS : SEXES DE FEUTRES ET VERGES ERIGEES
LE MONDE - Les enfants et les adolescents jusqu'à l'âge de 16 ans ne devraient visiter l'exposition que sous la surveillance des adultes qui les accompagnent." L'avertissement figure en bonne place à la Fondation Beyeler, sans doute pour préserver les responsables d'un malheur similaire à celui qui échoit à Henry-Claude Cousseau, mis en examen à Bordeaux (Le Monde du 30 novembre).
Intitulée "Eros", l'exposition peut prolonger, si on ose dire, les impressions ressenties devant les Picasso de Venise et de Vienne. L'artiste malaguène y figure d'ailleurs en bonne place, avec une dizaine d'oeuvres, après avoir fait sur le même thème et dans le même lieu l'objet d'une confrontation, terminée depuis le 7 octobre, avec Rodin.
"Eros, c'est la vie !", avait proclamé Marcel Duchamp. C'est une bonne part de l'art aussi. Sans remonter aux peintures préhistoriques - certaines sont remarquablement explicites -, l'exposition brosse, du XIXe siècle à nos jours, un panorama de l'art leste, lequel se confond avec l'art tout court.
Il peut être très subtil, comme le coup de foudre imaginé par Rebecca Horn, deux cornes de rhinocéros en mouvement qui, lorsqu'elles se rapprochent, créent un arc électrique. Ou très cru, comme ces mannequins abominablement sexués photographiés par Cindy Sherman. Comique, comme cette jeune femme surprise dans sa baignoire par un plongeur sous-marin (Woman in a Tub), de Jeff Koons. Lumineux, comme les néons de Bruce Nauman représentant une femme se masturbant. Poétique, et elliptique, comme le sexe féminin de feutre, drapé par Robert Morris. Arrogant, comme ces verges érigées captées par l'objectif de Mapplethorpe. Joyeux, chez Lichtenstein, ironique chez Lautrec, il se fait noir chez Alfred Kubin ou Félicien Rops, glauque chez Schiele, torride chez Bonnard. Quant à Balthus, il est aux limites de la pédophilie. Faut-il préciser qu'il s'agit de peinture ? Quand la photographie, la vidéo ou la sculpture s'en mêlent, le résultat est le même.
Des images, où le sexe est certes moteur, mais qui sont pertinentes car elles proposent des formes nouvelles. Il n'est que de les comparer avec la pauvreté de l'imaginaire du cinéma pornographique pour en apprécier la différence. Laquelle est sans doute bien plus perturbatrice, comme semblent l'avoir compris les nouvelles ligues de vertu, qui s'offusquent de ce type d'exposition. Elles ont vu juste : le vice est dans nos têtes, pas sur les murs.
"Eros dans l'art moderne", Fondation Beyeler, Baselstrasse 101, Riehen/Bâle. Tél. : (41) (0) 61-645-97-00. Jusqu'au 18 février 2007.
12 novembre 2006
UN PEU DE SEXE ?
Un peu de sexe ? Merci, juste pour vous être agréable.
Avec Luciano Travaglino (metteur en scène) ; Félicie Fabre (comédienne), Le Théâtre de la Girandole.
Renseignements Théâtre Jean Vilar au 04.67.40.41.39.
Joué à Montpellier les 25 et 26 octobre au Théâtre Jean Vilar dans le cadre du mois dédié à Dario Fo, jusqu’au 17 novembre 2006.
La critique et le sujet : ici
09 novembre 2006
SHORT BUS : MEME LE MONDE S'Y MET !
Un extrait de l'article du MONDE que vous pouvez aller lire ici ...
... Il s'agit de tourner autour du mystère de la rencontre entre deux corps, qu'elle vire à la célébration ou à la collision. Et si l'on sent bien que John Cameron Mitchell, cinéaste gay dont le premier film est sorti au début du premier mandat de George W. Bush, veut aussi faire oeuvre militante, Shortbus est préservé de la déclamation par un humour omniprésent. S'il faut retenir une scène emblématique du film, ce sera une interprétation à la fois obscène et patriotique de l'hymne national des Etats-Unis pour trois partenaires masculins en pleine action.
SHORT BUS : LA SUITE
Décidément, qu'est ce qu'on vous en parle de SHORT BUS !!! Le très révérencieux et catholique TELERAMA consacre un article au réalisateur de ce film dont vous savez déjà presque tout ...
Un extrait de l'article en question (que vous pouvez aller lire en cliquant sur TELERAMA) :
... Fils de militaire, transbahuté de base en base (de l’Allemagne au Kansas), élevé dans un milieu ultrareligieux, John Cameron Mitchell s’est lancé avec joie dans la transgression. Après le succès de son Hedwig devenu culte, il s’est accroché à l’idée de réaliser un film sur le sexe où les scènes ne seraient pas simulées. « Je voulais bien sûr prendre à rebours l’esprit puritain de Hollywood et de l’Amérique d’aujourd’hui, dit-il. Mais surtout retrouver l’esprit des films comme Ce plaisir qu’on dit charnel ou Macadam Cow-boy, essayer de parler du sexe avec humour, tristesse, imagination... » L’histoire s’est écrite au fil des rencontres, à partir de petites annonces sur Internet. Il y cherchait, sans ambiguïté, des acteurs prêts à se livrer physiquement. Et c’est sur le terrain de la confession qu’il a cueilli ceux qui venaient à lui. Pendant des mois, dans une ambiance embrassant les visées libertaires du Living Theater, les acteurs ont vécu ensemble, improvisé leurs rôles en s’inspirant de leur rapport au sexe, au plaisir, à la solitude et à l’Amérique actuelle. Le film s’est monté grâce à des investisseurs étrangers, une chaîne de télé gay. Il vient de sortir dans un circuit de salles alternatives. La critique est bonne. Tout se passe pour le mieux. On ignore juste si les Américains accueillent avec la même jubilation que le public cannois cette scène porno-burlesque où des garçons se font jouir avec cœur en se sifflant au creux des fesses l’hymne américain.
07 novembre 2006
SHORT BUS : QUELQUES IMAGES
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