02 février 2007
LE SELENIUM AIDE A COMBATTRE LE VIH
Le sélénium est reconnu pour être un oligo-élément particulièrement précieux. Selon un travail américain, son ingestion quotidienne sous forme de compléments alimentaires permettrait même de réduire la charge virale chez des patients séropositifs au VIH.
D'après une étude sur 262 patients, les propriétés anti-oxydantes du sélénium seraient à l'origine de cette diminution. « Une explication qui demande confirmation », souligne l'auteur. Quoi qu'il en soit, voici une piste de réflexion intéressante. « La complémentation en sélénium est une démarche simple, sûre et peu onéreuse ».
Sans oublier que pour faire le plein de sélénium, il y a d'autres solutions que le recours aux compléments alimentaires. Les fruits de mer en regorgent, particulièrement les huîtres. Les champignons aussi vous en apporteront. Cet oligo-élément fait l'objet de nombreuses recherches scientifiques. Plusieurs travaux internationaux lui prêtent d'intéressantes propriétés. Il protégerait ainsi contre les maladies cardio-vasculaires mais, aussi, contre certains cancers digestifs.
Source : JAMA, 22 janvier 2007
28 décembre 2006
N'OUBLIEZ PAS LA PILULE ? OUF, J'AI MON PORTABLE !!
PARIS (AFP) - Dix-neuf pour cent des 15-24 ans prenant la pilule font sonner leur portable pour ne pas oublier de la prendre, selon un sondage publié dans le numéro de janvier de Top Santé.
La pilule contraceptive est utilisée par 45% des Françaises, âgées de 15 à 64 ans (75% des 15-24 ans et seulement 4% des 55-64 ans affirment la prendre), selon ce sondage réalisé sur Internet entre le 10 et le 14 novembre sur un échantillon représentatif de 2.200 femmes de 15-64 ans.
Pour la grande majorité (91%), la pilule est une liberté, même si c'est une contrainte pour 48 % d'entre elles.
Si elles avaient le choix, 43% des femmes interrogées préfèreraient que ce soit leur partenaire qui prenne un moyen de contraception (57% ne sont pas d'accord).
39% des 15-24 ans prenaient la pilule lors de leur premier rapport sexuel contre 58 % des 55-64 ans à l'époque de leur première expérience, mais il est vrai que les jeunes ont bien plus adopté le préservatif que leurs aînées, note le magazine.
Certaines (6% du total, mais 9% des 15-24 ans et 11% des 45-54 ans) donnent un "petit nom" à leur pilule : bonbon, cachou, ma "lulle"...
D'après ce sondage, 37% des femmes interrogées pensent qu'elle fait grossir et 26% qu'elle peut diminuer la fertilité (29% des 25-34 ans).
La pilule ne modifie pas la fertilité, précise le Dr Michèle Lachowsky, gynécologue dans le dossier que le magazine consacre à ce moyen de contraception.
La pilule est commercialisée depuis 1960 aux Etats-Unis, tandis qu'en France, grâce à la loi Neuwirth (du nom du député Lucien Neuwirth) qui autorise en 1967 la contraception, la première pilule est mise sur le marché en 1968, selon le magazine qui célèbre ce "40e anniversaire" qui a donné aux Françaises l'accès à la pilule.
En 1974, la Sécurité sociale rembourse la contraception. Pour les mineures, l'autorisation parentale est supprimée, leur permettant de se la procurer dans les centres de planning familial, ajoute Top Santé.
Parmi celles ne prenant pas la pilule, 35% indiquent être ménopausées et 31% avoir choisi un autre moyen de contraception tandis que 8% veulent un enfant.
Le sondage a été réalisé par le pôle femmes du groupe Mondadori-France auquel appartient Top Santé.
ENQUETE SIDA INFO SERVICE
Sida Info Service (SIS) a récemment publié les résultats d’une étude sur la prise de risque sexuel dans la population homo à partir des appels téléphoniques reçus par SIS.
En moyenne, SIS reçoit, depuis 2001, trente appels quotidiens de personnes ayant eu des relations sexuelles avec une personne du même sexe. 95 % de ces appelants sont des hommes. Un appelant sur dix est séropositif.
Selon les données de l’étude de SIS : "une prise de risque sexuel est évoquée par près de trois appelants sur cinq en 2005". Les trois quarts des appels de ce type concernent des personnes âgées de 20 à 39 ans. Comme on pouvait l’imaginer, "la pratique la plus souvent évoquée pour ces prises de risque est la fellation (44,7 % des cas) devant la pénétration anale (34,4%).
Après analyses des appels, SIS constate, qu’en 2005, "un appelant sur cinq a évoqué une prise de risque sexuel majeur. Là encore, c’est parmi les personnes âgées de 20 à 39 ans qu’émanent le plus fort taux de "prise de risque sexuel majeur" (76.6 % des appelants de cette catégorie). Confirmant des données recueillies dans d’autres études, l’enquête de SIS indique que "la principale nature des prises de risque sexuel majeur est l’absence d’utilisation de préservatif pour les rapports de pénétration." Ces prises de risque s’effectuent à 77,7 % dans le cadre de relations occasionnelles. Alarmiste, le rapport de SIS indique qu’entre "2001 et 2005, le nombre d’entretiens [téléphoniques] suivant une prise de risques sexuel a augmenté de 47,5 %.
22 décembre 2006
LA CAPOTE EST OBLIGATOIRE MEME A LA TELE !
LIENS UTILES - Il ne viendrait pas à l'idée d'un internaute de surfer sans protection antivirale et bien pour le libertinage, c'est pareil, le CSA n'autorise plus la diffusion de scènes de films pornographiques sans protection .
Si dans les années passées, les scènes explicites de films pornographiques se faisaient sans préservatif, la montée en puissance du Sida, remet les pendules à l'heure, les rapports intimes montrés dans des films pour adultes consentants se feront désormais sous latex, en a décidé le CSA.
L'association de lutte contre le sida Act Up vient d'écrire au Conseil pour attirer son attention sur les risques liés à la diffusion de programmes à caractères pornographiques comportant des relations sexuelles non protégées.
A ce sujet, l'Act Up, ne mâche pas ses mots et enfonce le clou, là où ça fait mal, afin de sensibiliser et d'avertir, d'ailleurs mieux vaut prévenir que guérir.
"Ce phénomène pose deux problèmes, celui de la sécurité des modèles qui tournent dans ces films et celui de leur impact sur les comportements de prévention des spectateurs ".
"Ces films conditionnent véritablement les fantasmes sexuels de l'imaginaire collectif., dans ce contexte, la recrudescence des productions présentant des rapports non protégés est insupportable ".
"Ces films engendrent une banalisation, voire une valorisation des rapports sexuels à risques. Ils cautionnent l'idée que le préservatif serait obsolète, puisqu'il est exclu des photographies et des tournages pornographiques sur tous supports ."
Le CSA prend acte, comme il l'avait déjà fait auparavant, mais cette fois-ci, les chaînes de TV comme CanalSat, TPS, Canal +, sans oublier XXL, etc. ne pourront plus diffuser de films pornographiques avec des scènes sexuelles sans protection.
Cette décision prend effet au 1er Janvier 2007.
Si l'on doit saluer une telle initiative qui tend à éduquer nos chères têtes blondes et les autres, on regrettera alors que les sites Web spécialisés dans la diffusion de films pornographiques ne soient pas concernés par cette décision.
Le Sida fait tant de ravage, qu'il faut informer et sensibiliser, car le Sida n'épargne personne et ne fait pas de politique, alors souvenez-vous :
Pas de sexe Sans Latex !
Pour les curieux c'est là !
Une petite vidéo sympathique pour une démonstration d'enfilage de préservatif, sans soucis, et une autre ici dans le même acabit !
A cette occasion et pour mieux sensibiliser nos chères têtes blondes sur les risques du Sida et qu'il vaut mieux prévenir que mourir du Sida, Liens-Utiles a rencontré Lara Montel de DUREX , le géant de la protection qui oeuvre à la lutte contre le Sida.
DUREX se mobilise contre le Sida :
1 CLIC = 1 préservatif gratuit
À l’occasion de la journée mondiale de lutte contre le sida, (le 1er décembre ), Durex s’engage à nouveau en association avec ses 3 partenaires historiques : Sidaction, Solidarité Sida et Sida Info Service.
La marque leader sur le marché lance une action d’envergure nationale pour combattre ce fléau et s’engage à donner jusqu’à 200 000 préservatifs gratuitement en mobilisant ses consommateurs.
Pour participer, rien de plus simple !
Récupérer le code barre présent sur la boite Durex Love
Se rendre sur le site www.durex.fr
Choisir l’association pour laquelle il souhaite que Durex offre gratuitement un préservatif.
Alors rendez-vous en GMS et en pharmacie, Durex Love (6 préservatifs) est vendu pour 3 € seulement !
15 décembre 2006
DES DISTRIBUTEURS DE CAPOTES DANS TOUS LES LYCEES
PARIS (AFP) - Des distributeurs de préservatifs doivent être installés dans tous les lycées afin de lutter contre la propagation du sida, selon une circulaire du ministère de l'Education Nationale publiée jeudi au bulletin officiel.
"L’épidémie de sida demeure un enjeu majeur de santé individuelle et de santé publique. La prévention, en particulier auprès des jeunes, est l’action la plus importante et la plus efficace pour enrayer ce fléau", souligne le ministère dans ce texte circulaire.
Ces préservatifs devraient être proposés à 20 centimes l'unité dans les lycées d’enseignement général et technologique, ainsi que les lycées professionnels, a-t-on précisé au ministère, où l'on a estimé qu'à l'heure actuelle, des accès aux préservatifs sont possibles dans un lycée sur deux, souvent à l'infirmerie.
Rappelant que le président Jacques Chirac souhaite que la lutte contre le sida "soit le grand effort de la Nation", la circulaire juge "nécessaire de renforcer l’accès des élèves aux moyens de protection en programmant, dans les lycées, l’installation de distributeurs automatiques de préservatifs aisément accessibles et maintenus en bon état de marche et d’approvisionnement".
Il faut "inscrire cette mesure dans un cadre pédagogique et éducatif qui prenne appui sur les enseignements et les séances d’éducation à la sexualité", recommande la circulaire qui "rappelle le rôle de l’instance opérationnelle de prévention de l’établissement que constitue le comité d’éducation à la santé et à la citoyenneté (CESC)".
Ce comité "constitue le lieu le plus approprié pour mobiliser l’ensemble de la communauté éducative, en particulier les parents d’élèves et les lycéens eux-mêmes, et pour construire les partenariats les plus efficaces avec les associations et les institutions compétentes à proximité de l’établissement scolaire".
Il appartient au CESC de "proposer rapidement au conseil d’administration un plan global d’actions de prévention dans lequel l’installation d’un distributeur de préservatifs s’inscrira naturellement", estime le ministère dans la circulaire signée par le directeur général de l’enseignement scolaire, Roland Debbasch.
14 décembre 2006
PARTICIPER A L'ELABORATION D'UN VACCIN CONTRE LE SIDA
« J'avais envie d'être plus active dans la lutte contre le VIH/SIDA ». Cette jeune femme de 36 ans vient juste de recevoir une dose de vaccin. Comme plus de 700 Français, elle s'est engagée dans le réseau « Volontaires pour un vaccin ».
Un réseau auquel participent les CHU de Marseille, Nantes et Toulouse et trois centres parisiens. A Nantes, ce sont ainsi plus de 30 personnes qui pendant 18 mois, ont participé bénévolement à des essais cliniques de phase I pour un candidat vaccin contre le VIH/SIDA.
L'Agence nationale de Recherche sur le SIDA (ANRS) va lancer de nouveaux essais de vaccin préventif. Une étape qui nécessite la participation de 200 personnes supplémentaires. D'où l'appel à volontaires lancé par l'Agence.
Les critères de sélection sont à peu près similaires à ceux mis en place pour le don de sang. Il faut être en bonne santé, et avoir entre 21 et 54 ans. Pour s'inscrire, il suffit de contacter l'ANRS via son site internet ou de composer le 0800 156 156. C'est un numéro Vert, l'appel est donc gratuit. Vous devrez ensuite remplir une fiche. Si votre profil convient, le CHU le plus proche de chez vous participant au programme de recherche vaccinale vous contactera. Là vous aurez une consultation médicale, un entretien avec un psychologue et une prise de sang. Et la décision finale reviendra à l'ANRS.
Vous êtes sélectionné ? Comment cela se passe-t-il ? « Au début, il faut venir deux fois par mois pour recevoir des doses de vaccin et subir un prélèvement sanguin. Il n'y a pas vraiment de contraintes », assure un volontaire au CHU de Nantes. « C'est surtout une question de motivation », souligne le Dr Pascale Morineau-Le Houssine, médecin du service d'Infectiologie. « Les volontaires font preuve d'altruisme, ils préfèrent donner de leur temps plutôt que de l'argent. Et généralement, ce sont des personnes qui donnent aussi leur sang ».
Le protocole dure de 12 à 18 mois, « avec des visites rapprochées au début, puis un suivi mensuel » explique le Dr Morineau. « Il n' y a aucun risque d'infection », poursuit-elle. « Dans ces essais, les volontaires reçoivent des doses de lipopeptides agissant comme un leurre du VIH/SIDA. C'est en fait un candidat pour une vaccination de rappel ». Prochaine étape en 2007, avec une étude sur la primo-immunisation.
Source : Conférence de presse – CHU de Nantes – 12 décembre 2007
05 décembre 2006
LE SENEGAL FACE AU SIDA
A l'instar des autres pays du monde, le Sénégal a célébré hier, la journée mondiale du Sida. 80 000 personnes selon de sources médicales sont à nouveau infectées par l'épidémie dans le pays.C'est à Sorano que le Sénégal a célébré hier la journée mondiale du Sida.
Pour cette fois-ci, la journée a coïncidé avec les 20 ans de lutte au Sénégal contre cette pandémie qui continue de s'étendre mettant la Communauté internationale au défi d'une réponse efficace. Au cours de cette manifestation qui a rassemblé les jeunes, les femmes et les hommes de toutes conditions ainsi que les partenaires au développement, le Dr Ibra Ndoye du Cnls a fait remarquer que les preuves disponibles au Sénégal démontrent que la prévention du Vih et la prise en charge des malades peuvent être performantes si les gouvernements et les différents acteurs s'engagent concrètement dans la lutte. Le spécialiste du Sida ajoutera que les succès obtenus au Sénégal prouvent que les pays en voie de développement sont capables de relever les défis et de répondre efficacement aux périls qui les menacent dès lors qu'ils savent utiliser leurs ressources humaines pour vaincre les fléaux.
Pour ce qui concerne le Sénégal, les dernières estimations du programme des Nations Unies sur le Sida et de l'organisation mondiale de la Santé ont révélé que la prévalence chez l'adulte se maintient à un peu moins de 01 % avec néanmoins des niveaux deux fois plus élevés respectivement de 2,2 % et de 2 % dans les régions méridionales de Ziguinchor et de Kolda. Le commerce du sexe semble toujours être le principal moteur de l'épidémie au Sénégal où la prévalence peut atteindre 30 % parmi les professionnels du sexe à Ziguinchor, signalent aussi les experts des deux institutions mondiales. Des chiffres qui contraignent le Sénégal, malgré les bons résultats enregistrés dans la lutte contre le Vih à accentuer ses efforts de prévention et de prise en charge en direction de groupes vulnérables parmi lesquels les prostitués et les homosexuels.
01 décembre 2006
SIDA EN AFRIQUE
Selon un travail britannique publié dans The Lancet, les Africaines seraient de plus en plus nombreuses à exiger de leurs partenaires le port du préservatif. Avec comme principale motivation affichée d'en faire un moyen contraceptif.
Depuis 1993 et dans 18 pays africains, le Pr John Cleland de la London School of Hygiene and Tropical Medicine de Londres, et Mohamed Ali de l'OMS ont réalisé une vaste enquête auprès de 132 800 femmes de 15 à 24 ans.
A cette date, seules 5,3% des femmes interrogées déclaraient recourir au préservatif masculin. Contre 18,8% en 2005. Les deux tiers de ces femmes ont affirmé s'en servir comme contraceptif. « Il semble que l'argument de la contraception soit mieux accepté par les hommes que celui de la prévention des infections sexuellement transmissibles », suggèrent les auteurs.
Source : The Lancet 16 novembre 2006
LE MAROC FACE AU SIDA
Qui a dit que la société arabo-musulmane ne « bougeait » pas contre le VIH-SIDA ? Au Maroc, l'Association de Lutte contre le SIDA (ALCS) investit chaque soir la place principale de Marrakech. Elle y parle prévention et distribue des préservatifs. Discrètement.
Car le tabou sur la sexualité demeure pesant dans ce pays. Et c'est donc pour éviter d'être repérés que les membres de l'ALCS – généralement rassemblés en grappes de 3 – ne portent aucun signe distinctif sur le terrain. Ni ruban rouge, ni tee-shirt siglé par l'association. Rien. Leurs cibles ? Les homosexuels et les prostitués.
La technique est rodée : chacun déambule avec un sac en plastique rempli de préservatifs et de gel lubrifiant. « Si on voit un groupe, on s'avance et on se présente tout de suite. On dit qui on est », explique Younès, coordinateur « Prévention » à l'ALCS. « La première fois, le garçon refuse souvent le contact. Au fil des jours, il nous voit revenir régulièrement. Il commence à parler, à accepter le préservatif. C'est gagné ».
Deux jours plus tard c'est au tour des femmes, cette fois dans un quartier « chaud » de Marrakech. Une belle initiative, que l'on doit à la présidente de l'ALCS Hakima Himmich et à la mobilisation de ses équipes décidées à faire « bouger » les choses au Maroc. Un travail de prévention indispensable, mais qui demeure assez rare dans les pays arabo-musulmans.
Source : Transversal, n'33
JOURNEE SPECIALE PREVENTION
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